booking

×
EN

Les places de Nancy

Les trois places majeures de Nancy, classées au patrimoine mondial de l’humanité, s’offrent à vous à toute heure : soit directement depuis l’hôtel pour la principale, la Place Stanislas, soit à quelques pas pour les deux autres… Nous sommes au coeur de cet ensemble exceptionnel…

Chacune a son histoire propre, mais ces histoires font presque toujours intervenir les mêmes protagonistes : Stanislas, et ses artistes préférés. En voici quelques lignes.

_________________________


La Place Stanislas

On l’appelle parfois avec emphase « la plus belle place du monde ». Il faut dire que la place Stanislas a tout pour plaire. Ses célèbres grilles dorées par le ferronnier Jean Lamour, son architecture baroque par Emmanuel Héré, ses fontaines par Barthélémy Guibal, sa position centrale et en même temps la sérénité qui y règne font de cette place l’emblème de Nancy.

Un peu d’histoire

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, Stanislas Leszcsynsky, roi de Pologne déchu, accède par tout un jeu de hasard mêlé d’intrigues, au trône de Lorraine. Duc sans pouvoir militaire ni même politique, il passera son règne à s’adonner à son goût prononcé pour l’art et en particulier pour l’architecture. Outre des bâtiments philanthropiques (hôpitaux, universités, bibliothèque, Académie), il aménage au centre de Nancy les Places de la Carrière et d’Alliance, et entre les deux sa place Royale.  

Bien qu’ayant le titre de Roi, ce n’est pas à sa propre gloire qu’il érige ce lieu, mais à son gendre, Louis XV. La Lorraine, encore indépendante, est en passe d’être rattachée à la France après la mort de Stanislas. C’était là le terme du Traité qui cédait la Lorraine à Stanislas. Sa place devient un outil politique pour habituer une population à l’idée que son histoire de plus de sept siècles sera désormais écrite sous la dictée de sa puissante voisine. C’est pourquoi l’on trouve partout sur cette place les symboles de la monarchie française (fleurs de lys, couronnes, coqs…) bien plus que de symboles lorrains.

A l’origine, une statue de Louis XV trônait en son centre. Détruite à la Révolution, elle sera remplacée par une allégorie de la France, elle-même détruite à la Restauration et remplacée par l’imposante silhouette de Stanislas au XIXème siècle. De Place Royale, elle devient ainsi Place de la Révolution, puis Place du peuple, Place Napoléon, et enfin Place Stanislas ; c’est ainsi qu’elle semble rester pour la postérité sous le patronyme de son instigateur. 

Depuis 1983, elle est la pièce maîtresse d’un ensemble de trois places classées au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco, toutes très proches. A deux pas de là, d’un côté la vieille ville et ses vieilles rues médiévales, avec ses bars et ses restaurants, de l’autre côté la « nouvelle ville » et ses maisons Renaissance et Art Nouveau, avec ses commerces, contribueront à faire de votre séjour un moment inoubliable. 

Outre les terrasses des cafés et des restaurants, vous trouverez sur cette place le Musée des Beaux Arts, l’un des plus anciens musées nationaux, l’Opéra National de Lorraine, et bien sûr le Grand Hôtel de la Reine, installé dans le Palais de l’Intendant de Stanislas. 

Pour retrouver l’Histoire de Nancy : « Le Grand Hôtel de la Reine au cœur de l’Histoire » est disponible à la vente en Réception.

_________________________


La Place de la Carrière

Des trois places classées au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, la place de la Carrière est la plus ancienne.

Un peu d’histoire

Au Nord de la Place Stanislas, formant une très belle perspective avec elle, s’ouvre la Place de la Carrière.  

Son origine remonte au XVIème siècle, lors de l’agrandissement de la cité médiévale. Là, les nobles y firent construire leurs hôtels, et surtout l’on y donnait des tournois à cheval et autres jeux dans lesquels, en ancien français, l’on « se donnait carrière ». De ces courses équestres demeure plus que le nom puisque les barrières jadis longées par les chevaux sont aujourd’hui marquées par les murets en pierre qui accroissent la perspective de part et d’autre de la place. 

Son bâtiment le plus ancien est l’hôtel de Beauvau-Craon, construit par l’architecte Germain Boffrand pour le Duc Léopold au tout début du XVIIIème siècle. Ce bâtiment servira par la suite de modèle à l’élève de Boffrand, Emmanuel Héré, pour le bâtiment qui lui fait face, ainsi que pour l’érection des trois Places majeures de Nancy, dont la Place Stanislas… 

Au bout de cette place, il y avait le chantier d’un Palais grandiose, le « Nouveau Louvre » laissé à l’abandon depuis Léopold. Les plans (surtout la façade) de ce projet inachevé, toujours de Boffrand, serviront à nouveau de modèle à Héré pour le nouveau chantier. S’y dresse aujourd’hui un palais certes plus modeste, mais surtout achevé, entouré de deux hémicycles : à l’Est, l’hémicycle s’ouvre sur le parc de la Pépinière, grand espace de verdure datant lui aussi du XVIIIème siècle ; à l’Ouest, on accède à la Vieille Ville.De part et d’autre de la Place, les façades des maisons ont été revues par Héré pour donner plus d’harmonie à l’ensemble. 

Chaque année en Septembre, la Carrière accueille le premier salon national de la rentrée littéraire, « le livre sur la Place ». Et tous les hivers, pour les festivités de la Saint Nicolas et de Noël, la grande roue y apporte ses couleurs et offre une vue imprenable sur la ville historique pour la joie des petits et des grands. 

Pour retrouver l’Histoire de Nancy : « Le Grand Hôtel de la Reine au cœur de l’Histoire » est disponible à la vente en Réception.

_________________________


La Place d’Alliance

Plus à l’écart, plus discrète aussi, c’est en quelque sorte la petite sœur de la Place Stanislas.

Un peu d’histoire

Bien avant l’arrivée de Stanislas en Lorraine, au début du XVIIIème siècle, François III, duc de Lorraine et de Bar, tombe éperdument amoureux de l’Archiduchesse d’Autriche Marie-Thérèse, mais la France met tout son poids politique pour que ce mariage n’ait pas lieu.  

A des centaines de kilomètres de là, une guerre de succession fait rage en Pologne, opposant Auguste III et un Roi précédemment déchu, beau-père de Louis XV… C’est bien notre Stanislas !

Ces deux situations apparemment sans rapport vont se trouver mêlés par l’action de la France qui depuis un siècle au moins cherche à annexer la Lorraine. Pour mettre fin aux guerres et redonner un titre à Stanislas, on lui promet la Lorraine, qui à sa mort devra s’intégrer au royaume de France. En échange, on promet à François III l’archiduché de Toscane en plus de la possibilité de se marier avec celle qu’il aime et le probable titre d’Empereur du Saint Empire. Argent et dissuasions militaires mettront un terme aux hésitations.

Mais pourquoi diable remonter si loin dans le temps, alors que cette “Place d’Alliance” s’est construite après les deux autres évoquées plus haut ?

Cette place, à l’emplacement des anciens potagers ducaux, eux-mêmes implantés sur un ancien bastion de la « Nouvelle Ville » construite à la Renaissance, Stanislas souhaite la dédier à son Saint, et c’est donc une « Place Saint Stanislas » qu’on s’apprête à baptiser lorsque commence sa construction en 1751. Si son nom était resté celui-là, nous n’aurions peut-être pas rebaptisé sa grande sœur « Place Stanislas » au XIXème siècle, par peur des confusions. Mais des évènements politiques vont lui donner un nouveau but et donc un autre nom :

Au XVIIIème siècle, la France semble depuis toujours l’ennemie de l’Autriche. Or, un grand bouleversement s’opère au milieu du siècle, puisque les deux puissances s’allient contre la Grande-Bretagne, et contre la Prusse, auparavant alliée de la France. C’est ce qu’on appelle « le renversement des alliances ». Pour la Lorraine encore indépendante, cela revêt une importance symbolique majeure : c’est l’union de leur ancien souverain, François, et de leur prochain souverain, Louis XV.Pour marquer l’événement, on modifie les plans : la fontaine qui devait agrémenter la cour d’honneur du palais de la Carrière va venir s’implanter sur la nouvelle Place pas encore baptisée. On y modifie les inscriptions pour l’occasion, et l’on célèbre ainsi la nouvelle Alliance.

Pour retrouver l’Histoire de Nancy : « Le Grand Hôtel de la Reine au cœur de l’Histoire » est disponible à la vente en Réception